[MISE À JOUR le 18 janvier 2010]
Et bien, il semblerait maintenant que l’entreprise Ski Presse Monde ne serait plus sous le signe de la faillite! Selon une nouvelle publiée sur son site Web, le groupe serait en pleine période de restructuration avec de nouveaux actionnaires et ferait désormais affaires sous le nom de Ski Press News. Voici les explications qu’on peut y trouver :
Montréal, Québec (Ski Presse)- Malgré les hauts et les bas dans le monde des media, Ski Presse existe toujours. Un 3e numéro est d’ailleurs prévu d’ici trois semaines et la préparation des skis tests va bon train.
« Ski Presse fait actuellement l’objet d’une restructuration majeure. Nous devons travailler avec de nouveaux actionnaires et revoir nos façons d’opérer », souligne Jean-Marc Blais, éditeur des magazines Ski Presse, Ski Press et Ski Press USA. Les magazines font désormais partie du groupe Ski Press News Inc. Les produits imprimés seront davantage axés sur l’évaluation des accessoires et destinations pour skieurs. Le site web se concentrera sur les événements et nouvelles du jour.
L’équipe de journalistes formée de Claudine Hébert, Lori Knowles et Peter Kray, demeure en place. Le site web skipresse.com poursuit ses opérations en version québécoise, canadienne et américaine. Ski Presse, sera d’ailleurs à Vancouver afin d’offrir une couverture complète des épreuves de glisse présentées à Cypress Mountain et Whistler.
M. Blais confirme qu’un 3e numéro, à saveur de ski de printemps et de nouveautés de la prochaine saison, est en préparation pour le marché québécois. Il devrait être en station pour la mi-février.
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On s’en doutait depuis déjà quelques semaines. Les rumeurs allaient bon train. L’édition américaine avait déjà réduit ses éditions de quatre par année à une seule. La rédactrice en chef Ève Boissonneault avait aussi quitté le navire il y a quelques semaines après une dizaine d’années à la barre du magazine. Restait plus qu’à annoncer ce que tout le monde redoutait : Ski Presse Monde met la clé dans la porte. Le plus ancien magazine de ski au Québec ferme donc ses portes. L’entreprise aurait déposé un avis de cession le 23 décembre dernier et laisserait derrière elle un déficit estimé à 1,3 M$ (source). Il y aurait 80 créanciers pour se partager les actifs de la compagnie qui sont estimés à 53 000$. Ils devaient se rencontrer le 13 janvier dernier pour la suite des choses.
Ski Presse existait depuis 1989. La revue a connu plusieurs mésaventures au cours de son existence. Son fondateur, Jean-Marc Blais, tenait la publication à bout de bras grâce à sa passion pour le ski. Certains annonceurs majeurs et payants du milieu de l’automobile ont réorienté leurs efforts vers le Web.
Après la disparition du numéro hors série de ski du magazine Géo Plein Air, le Groupe Espaces annonçait aussi il y a quelques semaines que la version papier de la revue Parabolik serait abandonnée pour faire une place plus importante au ski dans sa revue Espaces et son site Web. Reportages, guides d’achats, destinations, conseils et autres articles se retrouveront sur ce site. Il est bien dommage de voir ces titres disparaîtres, mais il faut bien reconnaître que le monde des médias est actuellement dans une grande période de modifications.
Malgré tout, l’industrie du ski n’est pas aussi moribonde qu’on peut le penser. La station de Jay Peak a reçu plus de 40 millions de dollars en investissement cette année pour moderniser et diversifier ses infrastructures (ce qu’il y a de nouveau : condo-hôtel de 57 unités sur quatre étages, un restaurant de 170 places avec une vue imprenable sur la montagne, un bar, un bistro-café, une boutique de location, un aréna de 500 sièges et un chalet de golf/ski nordique avec trois condos au 2e étage). Au Québec, les plus grosses stations s’en tirent bien, voient leur nombre de skieurs varier selon les aléas de la météo, mais beaucoup de stations nécessiteront bientôt des investissements pour rajeunir leurs installations. Plusieurs stations québécoises sont près du gouffre financier et n’auront pas les moyens de se mettre à niveau. Il est triste de voir qu’autant de stations en arrachent dans la province.
J’aime le ski alpin. J’adore les médias sous toutes ses formes. Je trouve dommage qu’on perde ces publications, mais j’ai bien hâte de voir ce qui ressortira de tous ces chamboulements. À suivre…

