
Ce matin dans La Presse, le journaliste Marc Tison publiait un papier fort intéressant sur le design et la haute performance, son récit de sa visite de l’exposition High Performance – Sport, design et innovation au Canada qui est présenté ces jours-ci au Centre de design de l’UQAM. Cliquez pour en lire un extrait.
(Montréal) Un sac à dos en mousse moulée. Un moulinet de pêche qui tient de l’aérospatiale. Un kayak démontable qui se range dans un sac. La recherche de la haute performance, dans les sports et le plein air, impose d’aller à l’essentiel. Cet essentiel est souvent esthétique, toujours étonnant. Organisée à l’occasion des Jeux olympiques de Vancouver, il y a tout juste un an, l’exposition High Performance – Sport, design et innovation au Canada est depuis hier reprise – et augmentée – au Centre de design de l’UQAM. Georges Labrecque, chargé de projets d’expositions, résume son objet: la beauté des formes performantes. «Quand on veut qu’un objet performe, la fonction et la forme doivent dialoguer», dit-il joliment.
Nous avons la chance de parcourir l’exposition avec un designer volubile et expérimenté (la volubilité vient souvent avec l’expérience). Nous sommes guidés par Koen de Winter, un des ténors du design industriel québécois, professeur invité à l’école de design de l’UQAM. Une de ses créations, le ponton de pêche en plastique thermoformé Bass Raider 10e de Pélican, y est exposée. Un des critères de conception: le bateau devait être suffisamment étroit pour s’insérer dans la caisse d’une camionnette. Le designer montre les renfoncements circulaires ménagés dans ses plats-bords pour déposer hameçons et autres agrès. «Les représentants voulaient s’assurer qu’on pouvait y déposer aussi une bouteille de bière», rigole-t-il.

