
Le métier de guide au Québec est très peu réglementé. Au Québec, rien n’encadre la profession. Dans le milieu de l’escalade, la guerre entre la FQME et l’ENEQ sur l’épineux sujet de la formation remémore de bien douloureux souvenirs. Comment se porte ce métier au Québec? Nous avons assis Dominic Asselin, qui a fondé la compagnie Attitude Montage, pour nous en dire un peu plus. Et il ne fera pas des heureux avec ses réponses…
En résumé, le métier de guide au Québec est très mal encadré. Certains guides apprennent les bases du métier dans nos collèges et universités, ce qui est très bien pour avoir une connaissance générale du métier. Le problème arrive lorsque ces guides veulent aller plus loin et offrir des services plus poussés à leurs clients. Pour s’aventurer dans certaines zones ou proposer des aventures qui sortent de l’ordinaire, il faut parfois avoir une certification que très peu de guides possèdent. Même avec des années passées sur le terrain, il leur manque parfois des connaissances techniques nécessaires pour aller plus loin et offrir des voyages spécialisés. Résultat : les clients québécois sont obligés d’engager des guides étrangers pour certaines aventures. Un exemple : faire plusieurs longueurs de corde en escalade de rocher n’est possible que si le guide est bien ferré dans ce sport. Comment savoir s’il possède les connaissances nécessaires pour vous ramener en vie s’il n’a suivi aucune formation spécialisée? Poser la question, c’est lui répondre. Impossible de le savoir. Il faut lui faire confiance…
Depuis quelques années, Dominic Asselin fait la promotion de ses services spécialisés, mais encourage aussi les guides d’ici à réaliser les formations nécessaires. Les coûts élevés sont toutefois un frein énorme au développement de guides québécois certifiés. Pour offrir des services aux amateurs de voyages et de sensations fortes, il est toutefois important que ce dossier avance en terre québécoise.
Lorsque vous achèterez un voyage auprès d’un guide ou d’un excursionniste, posez des questions sur la formation des guides, demandez de voir les certifications qu’ils possèdent, exigez des marques d’expériences reconnues. Vous serez surpris de voir combien il y a peu de compagnies qui pourront vous fournir ces détails importants. Évidemment, ce ne sont pas toutes les aventures qui requièrent une formation avancée. Mais sans nommer de noms, je peux vous affirmer que certains sont sur le bord de la légalité dans ceertaines offres de services. Il en va de votre sécurité et du développement de cette profession au Québec. En mettant de la pression pour engager des guides certifiés, l’offre de services disponibles pourra se diversifier. Engager un guide certifié coûte plus cher, mais vous en aurez pour votre argent. Quand tout va bien, il n’y a pas de problème. C’est lorsqu’un pépin surviendra que vous serez heureux d’avoir quelqu’un d’exprérience à vos côtés.

